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Bulletin Oeconomia Humana

Décembre 2009-Janvier 2010, volume 7, numéro 11


Compte-rendu détaillé du livre: « Alterte! Le Québec à l'heure des changements climatiques » de Steven Guilbeault
Par Caroline Mailloux,
ajointe de recherche à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable.
Catégorie : changements climatiques

Dans cet ouvrage l’auteur lève le voile sur les enjeux entourant les changements climatiques tout en nous révélant le parcours haut en couleur d’un militant écologiste…et par n'importe lequel ! Steven Guilbeault participe activement depuis 10 ans aux rencontres internationales sur les changements climatiques, il a été choisi deux fois par les O.N.G. de la planète pour être leur porte parole devant l’assemblée des Nations-Unies en plus d’être cofondateur, coordonnateur général adjoint et porte parole de la campagne Climat et Énergie chez Équiterre. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il discute dans cet ouvrage des différentes alternatives qui nous permettraient de réduire nos émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et au Québec.

Après avoir démontré que nous nous trouvons actuellement dans une zone de danger climatique1 et que, si rien ne change, nous nous dirigeons tout droit vers un point de non-retour, l’auteur aborde les changements climatiques en deux temps. Dans la première partie de l’ouvrage, il traite des changements climatiques d’un point de vue mondial; incluant le protocole de Kyoto et les négociations qui l’ont précédé, les mécanismes de flexibilité de ce dernier, les grands secteurs émetteurs de GES dans le monde et l’injustice climatique. En seconde partie, Guilbeault fait le point sur la situation du Québec en matière de changement climatique et discute des différentes pistes de solutions qui pourraient faire de cette province un leader mondial en matière de lutte aux changements climatiques. Nous aborderons donc ce compte rendu en conservant ces deux thématiques générales.

Le monde et les changements climatiques
 
Le protocole de Kyoto

De Berlin à Montréal, en passant par Kyoto, la Haye, Johannesburg et Milan, la route vers la mise en œuvre du Protocole de Kyoto est longue. Il aura fallu 8 ans de négociations difficiles après l’acceptation du document à Kyoto en 1997 pour rassembler les conditions nécessaires permettant au document d’acquérir force de loi. C’est ici même, à Montréal, le 16 février 2005, que la mise en œuvre du protocole de Kyoto est lancée; dans les rues de la métropole, plus de 30 000 personnes fêtent cet évènement. Cela signifie que les pays industrialisés qui ont signé le Protocole de Kyoto (37 pays) devront réduire en priorité leurs émissions de GES de 2008 à 2012. Plus spécifiquement, ils se sont engagés à réduire d’au moins 5,2% leurs émissions de GES par rapport à 1990 pour la période 2008-2012. Cet objectif est modulé selon les pays et le Canada pour sa part s’est engagé à réduire de 6 % ses émissions pour cette même période et année de référence.

Pour faciliter cette réduction, les pays signataires ont mis en place quelques mécanismes de flexibilité, les plus connus étant la Bourse du carbone2 et le mécanisme de développement propre (MDP). Bien que ces mécanismes aient joué un rôle positif dans la lutte aux changements climatiques, l’auteur souligne qu’ils soulèvent aujourd’hui de nombreux problèmes et c’est pourquoi ces deux mécanismes doivent être réformés afin de réellement servir la cause des changements climatiques. Nous retenons l’une des conclusions de Steven Guilbeault concernant la Bourse du Carbone : « Le message est clair : en matière de réduction des émissions de GES, l’intervention de l’État est de loin préférable aux mécanismes de marché qui font fonctionné les Bourses du carbone « (p. 49).

Les trois grands secteurs où nous devons agir prioritairement

Les trois grands secteurs émetteurs de GES dans le monde sont la déforestation, l’agriculture et le charbon et de ce fait, ils sont des secteurs d’intervention prioritaires pour nous permettre de stabiliser nos émissions de gaz à effet de serre.

La déforestation, la dégradation de la forêt et les changements d’utilisation du sol sont responsables de 20% des émissions de GES planétaire, soit bien plus que tout le secteur des transports de la planète (routier, aérien, maritime)! C’est pourquoi la stabilisation et la diminution des GES passent par le reboisement, la lutte contre le déboisement et le changement d’utilisation du sol. Selon le World Watch Institute (WWI), chaque hectare de forêt coupé enclenche l’émission d’une impressionnante masse de carbone de 217 à 640 tonnes. Ainsi, en préservant les sols intacts, cela nous permettrait d’une part de diminuer nos émissions de GES et d’autre part, d’utiliser l’énorme potentiel des puits naturels de carbone que sont les forêts.

Quant à l’agriculture, si elle figure parmi les secteurs d’intervention prioritaire c’est principalement à cause de l’importante quantité d’oxyde nitreux produit qu’elle produit suite à la fertilisation des terres avec des engrais de synthèse. Ce gaz est 310 fois plus puissant que le gaz carbonique ! Au Canada 50% de l’oxyde nitreux produit découle des activités agricoles. Également, la question de la production d’éthanol pour la fabrication du biocarburant est sujette à caution. On sait aujourd’hui que le détournement du maïs ou du blé hors du circuit de l’alimentaire pour en faire de l’éthanol a contribué à l’augmentation des prix des denrées alimentaires sur le marché mondial affectant de la sorte la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres du globe. Qui plus est, en ce qui concerne les biogaz fabriqués à base de maïs, l’analyse du cycle de vie de ce carburant « vert » démontre que l’éthanol issu du maïs émet plus de GES qu’il ne les réduit. Enfin, une des raisons supplémentaires pour protéger les sols agricoles et favoriser les initiatives à faibles émissions de GES dans ce secteur réside dans le fait que ces sols sont des puits de carbone très importants, encore plus que les forêts elles-mêmes.

En ce qui concerne la combustion du charbon, elle représente 20% des émissions de GES sur la planète et elle joue un rôle prépondérant dans la production énergétique de la Chine et des États-Unis, les deux plus grands émetteurs de CO2 de la planète. S’il est clair que ces pays doivent réduire leur dépendance envers cette source d’énergie pour se chauffer et s’éclairer, il n’en demeure pas moins qu’ils fournissent déjà, chacun à leur manière, des efforts considérables pour y consentir. À titre d’exemple, la Chine prévoit compter sur 20% de sources d’énergie renouvelables dès 2020 et pas moins de 40% à l’horizon de 2050. Il semblerait même que le programme chinois de fermes et de panneaux solaires installés sur les toits des résidences devienne le plus important programme solaire au monde !

Pour une justice climatique

Les pays les moins avancés regroupent plus d’un milliard de personnes les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques, pourtant, ils ne sont responsables que de 3% des émissions totales de GES. D’après le Global Humanitarian Forum, dirigé par Koffi Annan, l’ex-secrétaire général de l’ONU, il y a déjà 325 millions de personnes qui sont sérieusement affectées par la sécheresse, les inondations, les pertes de bétail et la chute des rendements agricoles. La situation de 500 millions d’autres personnes est considérée à risque. Quant aux réfugiés climatiques, ils seront près de 200 millions d’ici 2050. Puisque nous sommes responsables des changements climatiques, il serait naturel que nous aidions les pays en développement à s’adapter et à lutter contre les changements climatiques. La réalité est tout autre; nous tardons à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et les fonds destinés aux projets d’adaptation aux changements climatiques dans les pays du Sud sont nettement insuffisants; ils représentent le cinquième des besoins réels estimés par les ONG reconnues à 160 milliards de $ U.S par année d’ici 2013-2017. Comme le souligne Steven Guilbeault « Où est la justice dans tout ça ? ».

Le Québec : un modèle dans la lutte contre les changements climatiques?

Selon l’auteur, une réorientation de certains choix économiques, des changements de comportements individuels et collectifs et une bonne dose de courage politique sont les ingrédients d’une recette gagnante qui permettrait au Québec de devenir un leader mondial dans la lutte aux changements climatiques.

Le Québec…un leader ?

Eh oui, vous serez fiers d’apprendre que le Québec a déjà plusieurs cordes à son arc en matière de leadership dans la lutte aux changements climatiques : 
• Le Québec possède déjà l’un des meilleurs bilans d’émissions de GES au monde au niveau de sa production d’électricité (grâce à notre réseau d’hydro-électricité);
• Le Québec a été le premier État nord-américain à se doter d’un plan de réduction des GES qui vise les objectifs de Kyoto (avant la Californie souvent reconnue à tort comme ayant été la première à avoir réalisé ce plan);
• Le Québec est le premier à avoir instauré une taxe sur le carbone3;
• En avril 2009, le Québec a innové en lançant un programme appelé « Climat municipalités » visant à soutenir les municipalités dans la réduction de leurs GES;
• Le Québec mettra bientôt en place une bourse du carbone;
• Le Québec est le premier État à l’extérieur des États-Unis à avoir adopté les normes de la Californie en matière de pollution automobile qui sont les plus ambitieuses en Amérique du Nord et forcent l’industrie de l’automobile à produire des voitures plus propres et efficaces.

Le Québec pourrait même d’ici 2030, se retrouver sur la prestigieuse liste des États « carboneutres » au côté du Costa-Rica, de l’Islande et des Maldives. Voilà un projet de société porteur et exaltant qui ferait plaisir à M. Guilbeault et c’est justement le thème de la seconde partie de son livre. Dans cette deuxième partie, l’auteur indique « les domaines où nous pourrions faire des gains substantiels et rapides pour consolider notre développement durable et améliorer notre bilan de carbone » (p. 123).

Cette seconde partie est brillamment illustrée de cas concrets et de projets novateurs pour chacun des domaines sélectionnés par l’auteur en plus de faire le point sur plusieurs enjeux d’actualités du Québec et du Canada. À titre d’exemple, Guilbeault aborde les sujets litigieux suivants : le projet de prolongation de l’autoroute 25 et celui de l’échangeur Turcot, la bataille des ports méthaniers, les coûts agricoles de l’étalement urbain, l’immense gâchis écologique de l’exploitation des sables bitumineux et la question de la mauvaise gestion de la forêt boréale pour ne nommer que ceux là. L’auteur brosse également un portrait des différents types d’énergies « vertes » (solaire, éolien, géothermie, biogaz) qui ont du potentiel au Québec tout en soulignant leurs forces et faiblesses respectives. Tous ces enjeux sont trop complexes pour être résumés en quelques lignes, c’est pourquoi, plutôt que de présenter les tenants et aboutissants de ces différents débats nous vous invitons à lire l’ouvrage.

Pour notre part, nous nous concentrerons à retracer les grands domaines (8) invoqués par Steven Guilbeault comme étant des secteurs à privilégier pour faire du Québec un État carboneutre. Pour chacun de ces domaines, nous retracerons une ou deux solutions préconisées par l’auteur et nous donnerons des exemples de projets cités afin de démontrer que les solutions proposées sont loin d’être utopiques; au contraire, elles sont pleinement réalisables à condition d’y mettre de la bonne volonté !

1) Efficacité énergétique
a) Adopter l’Analyse du cycle de vie (ACV) qui évalue l’impact écologique et socioéconomique d’un produit en tenant compte de toutes les étapes de son cycle de vie.
• Au Québec, l’entreprise RONA procède à l’ACV pour certains de ses produits et a créé une nouvelle gamme de  produits dont l’incidence écologique est moindre que les produits habituels.

2) Transport
a) Rediriger l’argent prévu pour les grands projets d’autoroute (25, échangeur Turcot) dans le transport en commun
• Projet de trolleybus à l’étude à Laval. Le trolleybus en plus d’être silencieux possède un moteur de trois à quatre fois plus efficace que le moteur à essence. On parle d’une efficacité de 94% dans le premier cas et de 20 à 25% dans le second.
b) Procéder à l’électrification des transports (collectif, individuel et camions lourds) par le biais de l’hydro-électricité et de la géothermie
• L’Allemagne vise un parc automobile d’un million de voitures électriques d’ici 2020 et ce chiffre est de 500 000 pour la Chine.

3) Aménagement du territoire
a) Freiner l’étalement urbain en réformant la fiscalité et en favorisant l’écofiscalité4
• La Californie prévoit une loi contre l’étalement urbain. La loi à venir obligerait les villes de l’État à réduire leurs émissions de GES dans le cadre de leur planification urbaine.
b) Création des ceintures vertes5
• À Toronto, la superficie de la ceinture verte totalise 728 000 hectares (en guise de comparaison, l’île de Montréal couvre 48 200 hectares.

4) Production de pétrole et de gaz naturel 
a) Réduire notre dépendance en matière d’importation d’énergie non renouvelable (pétrole, gaz naturel).
b) Réduire notre utilisation de mazout
• Récemment, le Québec a annoncé un plan visant à faire diminuer de 510 millions de litres la consommation de mazout au Québec en vue d’une réduction des émissions de GES d’un million de tonnes par année d’ici 2012.

5) Les sables bitumineux
a) Ne pas accepter que Montréal raffine l’un des pétroles les plus sales au monde : celui des sables bitumineux de l’Alberta6.
• La Californie a adopté en avril 2009 un projet de loi qui porte sur les normes pour combustibles à faible teneur en carbone. Pour les respecter, la Californie va devoir exiger des réductions d’émissions des GES pour l’ensemble de la chaîne de production de l’essence (cycle de vie). Dans ce contexte, les sables bitumineux seront presque automatiquement disqualifiés. Treize autres États américains envisagent eux aussi d’emboîter le pas à la Californie.

6) La forêt boréale
a) Augmenter la surface de forêt protégée qui ne représente que 2% du territoire (2003) du Québec.
• L’Ontario a décidé de protéger 225 000 kilomètres carrés dans les régions boréales, ce qui représente 43% des terres émergées du territoire. Cette superficie absorberait chaque année 12,5 millions de tonnes métriques de CO27.

7) Les énergies renouvelables
a) Incitations fiscales favorisant l’investissement dans les énergies renouvelables
• Depuis 2006, l’Ontario Power Authority offre une garantie de paiement de 0,11$ le KWh pour la production d’énergie éolienne ou solaire générée par combustion de la biomasse et de 0,42 dollar le KWh pour l’électricité produite à partir d’énergie solaire.
b) Investir dans les énergies renouvelables (solaire, biogaz, éolien, géothermie)
• L’école du Tournant, à Saint Constant est 80% plus écoénergétique que les écoles traditionnelles grâce à la combinaison de la géothermie et d’un mur solaire. Cela représente une économie de 35 000 dollars par année.

8) L’écobâtiment
a) Favoriser l’écobâtiment en revoyant les normes du Code du bâtiment, apporter des rénovations écoénergétiques aux bâtiments existants, mettre en place un programme de certification du bâtiment et améliorer l’efficacité énergétique des habitations des personnes à faibles revenus.
• La construction de logements sociaux verts et écologiques au cœur du quartier Rosement-Petite-Patrie. Il s’agit d’une Coop « Le Coteau-Vert » qui comprend 95 logements et s’intègre au projet « Quartier 54 » qui regroupe déjà des logements pour personnes âgées et des condos.

Conclusion: l’environnement condition d’une économie prospère

Penser l’économie et l’environnement séparément est une façon obsolète de voir les choses. Selon l’auteur et comme le préconise le Programme des Nations-Unis pour l’environnement (PNUE), « investir dans l’environnement constitue une occasion historique de relancer l’économie et la création d’emplois au XXe siècle » (p. 220). Il semblerait que nombreux soient les pays qui ont compris ce message puisque plusieurs d’entre eux ont décidé d’accorder une attention particulière aux mesures vertes dans le cadre de leur plan de relance économique. Comme le souligne le Financial Times dans un étude récente, la Corée du Sud a investi 79% de son plan de relance dans des mesures vertes alors que ce chiffre est de 64% pour l’Union Européenne, de 36% pour la Chine et de 21% pour l’Australie. Quant au Canada, il semblerait que le message peine à passer puisque que ce chiffre n’atteint que 7%. Enfin, malgré que les efforts à consentir soient encore énormes et que la partie est loin d’être gagnée en matière de changement climatique, la hausse des initiatives vertes et de l’argent injecté dans la lutte aux changements climatiques montrent bel et bien selon Steven Guilbeault la présence d’un basculement des mentalités. Selon lui, la logique du marché s’inverse et les consciences s’élargissent. Nous nous sommes enfin sorti la tête du sable et nous avons admis « que nous avions un problème » que ce problème nous l’avions créé et que maintenant nous devons le régler. Le futur de notre planète dépend de nos engagements actuels; nous détenons tous les outils nécessaires pour réussir, il ne reste qu’à passer à l’action !

On a aimé

Les exemples concrets de projets innovants au niveau mondial et au Québec afin d’illustrer des alternatives efficaces en termes de réduction des gaz à effet de serre;
Le ton très optimiste de l’auteur, son sens de l’humour et les anecdotes politiques;
L’abondance des statistiques;
Le fait que l’auteur fasse le point sur plusieurs enjeux importants au Québec;
Suivre le parcours de M. Guilbeault de 1988 à aujourd’hui.

On aurait aimé

Davantage d’informations sur Copenhague : l’importance de cette 15e rencontre; l’avancement des négociations internationales en vue de Copenhague et les attentes de M. Guilbeault pour cette rencontre;
Son opinion sur l’après-Kyoto.


Notes:
1 La température moyenne du globe a augmenté de + 0,74 depuis 1950; au rythme actuel, la température de la terre augmentera de 2°C à 4°C d’ici 2100; Si nous dépassons le seuil du 2°C, les bouleversements climatiques planétaires seront catastrophiques.
2 Le « mécanisme d’échange de droits d’émission » est le terme exact.
3 Perçues depuis 2007, les recettes de cette taxe sur les carburants et les combustibles fossiles imposée aux sociétés d’énergie ont déjà généré 200 millions de dollars canadiens investis dans le transport en commun ou l’efficacité énergétique.
4 Supprimer les taxes sur les produits et services « verts » et augmenter les taxes sur les produits à forte empreinte écologique.
5 « On appelle « ceinture verte » un ensemble d’espaces verts, d’aires de conservation, de terres agricoles ou de surfaces présentant un intérêt particulier et qui sont soustraites au développement et…à son impact écologique catastrophique » (p. 149).
6 Parmi les impacts environnementaux de l’extraction des sables bitumineux, on compte la déforestation, une utilisation abusive d’eau et la pollution atmosphérique. Les sables bitumineux sont les grands responsables de l’augmentation débridée des émissions de GES au Canada. Pour la seule année 2007, les émissions en provenance de cette industrie ont augmenté de 52% (p. 170).
7 Au Québec les particuliers peuvent injecter leurs surplus d’énergie dans le réseau d’Hydro-Québec et reçoivent en échange des crédits sous forme de KWh ce qui signifie 0,06 cent par KWh. 11 ménages seulement participent au projet.