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Présentation de l’Atelier international de Montréal sur la RSE 2006

Titre et Objectif de l’Atelier international de Montréal sur la RSE 2006

Titre de l’atelier : « Faire avancer la théorie de la RSE : un dialogue intercontinental »

Objectif de l’atelier

L’objectif de l’atelier est de faire progresser le développement théorique sur la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) en réunissant des spécialistes reconnus venant d’Europe et d’Amérique (Canada, Etats-Unis) autour d’un questionnement commun. L’atelier favorisera le dialogue intercontinental entre spécialistes de différentes cultures. Les participants feront le point sur les tendances récentes de la RSE de part et d’autre de l’Atlantique, et tenteront de déterminer si les points de vue sur la RSE convergent ou divergent entre continents.

Le concept de « RSE »

Le concept de Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est au cœur de la problématique du rôle de l’entreprise dans la société d’aujourd’hui. Dans le cadre de notre atelier, une définition assez large de la RSE a été retenue pour que tous les professeurs invités puissent, au moins partiellement, s’y reconnaître. La RSE est définit comme «l’ensemble des obligations, légales ou volontaires, qu’une entreprise doit assumer afin de passer pour un modèle imitable de bonne citoyenneté dans un milieu donné» (Pasquero, 2005).

Importance et actualité de la problématique

Les dix dernières années témoignent de l’importance croissante accordée à la RSE, tant dans les cercles académiques que dans les entreprises et les politiques publiques. En même temps, le « concept de la RSE » semble suivre un double mouvement : une extension mondiale, et une prolifération d’applications.

Les experts admettent aujourd’hui qu’il existe plusieurs représentations de la RSE (Habisch et al., 2005(1)). Certains font valoir la supériorité du caractère volontariste de l’approche nord-américaine. D’autres voient dans l’encadrement légal plus prononcé de l’approche européenne le gage d’une plus grande efficacité. Ces différences tiendraient à des facteurs contextuels (institutions, philosophie politique). Plusieurs observateurs soutiennent toutefois que l’approche dite volontariste gagne du terrain en Europe, rejoignant peut-être le modèle américain. Certains contestent pourtant cette tendance, préférant y voir un effet temporaire de la mondialisation.

Cette diversité reflète la vitalité du domaine, mais elle entrave le développement théorique tout autant que l’enseignement. Faut-il s’en tenir à ces contradictions, ou faut-il au contraire tenter de les élucider? Faut-il se borner à l’étude de modèles locaux, ou faut-il au contraire tenter de formuler des modèles génériques, voire universels? Quels paradigmes faut-il privilégier pour trouver des réponses à ces questions? Devant tant d’incertitudes, quels modèles faut-il enseigner et pourquoi?

Le temps est donc venu de favoriser le dialogue entre spécialistes provenant de différentes cultures pour faire le point sur la nature, les causes, et les conséquences de cette diversité pour la recherche en RSE. Le but de notre atelier est de réunir ces spécialistes afin de permettre un dialogue sur le développement théorique de la RSE. L’atelier est conçu comme un espace pour favoriser par ce dialogue l’émergence de conceptualisations nouvelles (Canada, Etats-Unis, Europe). Le Canada, et en particulier le Québec, se trouvent bien placés comme intermédiaires dans ces débats.

Il faudrait noter que l’atelier est organisé à l’initiative des professeurs Jean Pasquero et Corinne Gendron. Pour témoigner de son importance, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) l’a classé au premier rang sur 95 demandes de subventions reçues dans le cadre du Programme d’aide aux ateliers et colloques de recherche au Canada.

(1) André Habisch, Jan Jonker, Martina Wegner, René Schmidpeter, Corporate social responsibility across Europe, Berlin ; New York : Springer, 2005

Structure et format de l’atelier

Le nombre de participants est limité à trente. Chaque participant doit soumettre des contributions écrites et détaillées pour la présentation, la discussion et le débat. Plus spécifiquement, nous avons demandé de nos participants trois documents : les abstracts, les résumés synthèses et des versions complètes de leurs communications (articles complets).

Pour favoriser l’intégration des contributions, nous avons communiqué à nos invités une structure de réflexion qui servira quatre fins : la rédaction des abstracts, celle des résumés synthèses, celle des articles de position, et la conduite des débats lors de l’atelier.

Les contributions écrites ont été distribuées avant (pour les résumés synthèses) et pendant  l’atelier (les articles complets) à tous les participants(1). Afin d’orienter les contributions écrites, les organisateurs de l’atelier ont soumis les questions suivantes :

Question centrale de l’atelier :

« En quoi les perspectives nord américaines et européennes sur la RSE convergent-elles ou divergent-elles, et comment cela affecte-t-il le développement théorique du concept ? »

Questions de réflexion :

  1. Où en est la question de la responsabilité sociale aujourd’hui (que savons-nous, qu’ignorons-nous, que devrions-nous savoir et qu’aimerions nous savoir à propos de la responsabilité sociale)
  2. La question de la responsabilité sociale diffère-t-elle ou converge-t-elle entre les deux continents (pourquoi et quelles en sont les conséquences)
  3. Que pourrions-nous gagner d’un dialogue intercontinental pour faire avancer la question de la responsabilité sociale (comparaison critique des paradigmes propres à chacun des continents)
  4. Quels nouveaux paradigmes ou approches devraient être mis de l’avant pour faire avancer la question de la responsabilité sociale (nouveaux développements théoriques)

La carte conceptuelle du concept de RSE, adopté dans le cadre de notre atelier, comporte deux composantes : l’une structurelle, l’autre dynamique, chacune comprenant  trois dimensions interdépendantes.

Composante structurelle : les trois niveaux de la RSE

  1. Normative (doctrinale)
  2. Théorique (et épistémologique)
  3. Pratique (managériale)

Composante dynamique : les trois phases du développement de la CSR

  1. L’héritage du passé
  2. Les développements récents
  3. Les perspectives futures

En croisant ces dimensions, nous obtenons une matrice 3 x 3, soit neuf positions possibles. Nos invités ont placé le point de vue qu’ils défendront dans ces neuf positions. Notre atelier a pratiquement couvert tout le domaine prévu.

En ce qui concerne le temps lors de l’atelier, chaque conférencier a disposé de dix minutes pour faire sa présentation, suite à quoi 5 minutes ont été prévu pour des questions de précision concernant la présentation.  Si la communication devait s’étirer au delà du dix minutes prévu, la période de questions de clarification doit être écourtée, jusqu’à être annulée si nécessaire.

La période de discussion débute après que l’ensemble des présentations aient été faites.
C’est aux présidents des séances qu’il reviendra de lancer les débats autour des questions qui animent l’atelier.

Pour chaque session de l’atelier (voir programme de l’atelier), la première partie de la discussion est réservée à un échange entre les conférenciers de la session (premier trente minutes), et la seconde partie est ouverte à l’ensemble des participants à l’atelier (dernière heure). Également, nous avons communiqué les exigences de la présentation orale avant la tenue de l’atelier.

(1) Tous les travaux seront publiés.

Programme de l’Atelier international de Montréal sur la RSE 2006

Présentations power-point de l’atelier

Session I : La RSE en Amérique et en Europe: comparaison de conceptions

James E. Post, Boston University
La gouvernance comme responsabilité vis à vis les parties prenantes

Michel Capron, Universités Paris 8 et Paris 12
Une vision européenne des différences USA/Europe continentale en matière de RSE : pourquoi la RSE en Europe est un objet politique et non pas éthique


Session II: Héritages et bases théoriques

Jean Pasquero, Université du Québec à Montréal
Les ancrages institutionnels de la RSE en Amérique du Nord et la question de l’universalité du concept

Jennifer J. Griffin, George Washington University
La responsabilité sociale de l’entreprise : examen des bases de la RSE en Europe et aux États-Unis.

Samuel Mercier, Université de Bourgogne
Les spécificités du concept de RSE: un retour aux sources

Jeanne Logsdon, University of New Mexico
Une voie unique ou pluralité? Une perspective comparative de la responsabilité sociale de l’entreprise

Jean-Pierre Galavielle, Université Paris 1
Responsabilité, Société et Démocratie ou L’affrontement de l’expert et du politique


Session III : Perspectives conceptuelles

Jean-Pascal Gond, University of Nottingham
Amener la responsabilité sociale de l’entreprise au-dèla du fonctionnalisme : vers une vision pluraliste de l’interface entreprise – société

Donna Wood, University of Northern Iowa
Les défis théoriques de la citoyenneté corporative globale: mener la responsabilité sociale des entreprises au-dèla des frontières

Marie-France Turcotte et Corinne Gendron, Université du Québec à Montréal
Responsabilité sociale de l’entreprise : particularismes nationaux et convergences globales.

Robert Sexty, Memorial University of Newfoundland
La vision Anti-RSE: défier la sagesse conventionnelle

Marie-Andrée Caron, Université du Québec à Montréal
Comptabilité et développement durable : enjeux de la création d’un nouvel espace dialogique


Session IV: Réflexion autour des concepts de légitimité et de construction sociale

Suzanne Beaulieu, Université de Sherbrooke
Les processus de légitimation : une composante incontournable de la RSE

Mark Sharfman, University of Oklahoma
Shih-Chi Chiu, Ph.D. Student, University of Missouri-Columbia

Légitimité organisationnelle, visibilité et les antécédents de la performance sociale corporative

Jacques Igalens, IAE de Toulouse
L’analyse du discours de la responsabilité sociale de l’entreprise à travers les rapports annuels de développement durable d’entreprises françaises du CAC 40

Corinne Gendron, Université du Québec à Montréal
La responsabilité sociale comme compromis :une définition issue des pratiques

Anne Pezet, Université Paris Dauphine – DRM Crefige
L’usine responsable ou les ateliers de production de la légitimité


Session V : RSE et régulation sociale

Sandra Waddock, Boston College
Établir l’infrastructure institutionnelle pour la responsabilité corporative

Pierre Bardelli, Université Paul Verlaine - Metz
La RSE, une interprétation par l’Analyse de la Théorie de la Régulation - la centralité du rapport salarial, clé de lecture des DP-RSE

Andrée De Serres, Université du Québec à Montréal
Aux confins de la responsabilité sociale des banques : les enjeux liés à l’intégration des risques éthiques particuliers aux activités de la sphère financière

Darryl Reed, York University
De la responsabilité sociale des entreprises à l’imputabilité des entreprises (et au-delà?)

Alain Lapointe, Université du Québec à Montréal
La RSE : de l’autorégulation au compromis négocié


Session VI : La RSE entre acteurs sociaux et parties prenantes

Emmanuel Raufflet, HEC Montréal
Fred Bird, Concordia University

Étudier les rôles et responsabilités des firmes internationales dans les pays en développement: quelques leçons théoriques, méthodologiques et pratiques

Françoise Quairel Lanoizelée, Université Paris Dauphine
La RSE aux frontières de l’organisation: entre ouverture et protection : exemple du management de la relation fournisseur dans les grands groupes industriels

François Labelle, Université du Québec à Trois-Rivières
Vers une reformulation du concept de responsabilité sociale des entreprises en termes de convention sociale

Ruth Schmitt, University of Applied Sciences, Northwestern Switzerland
Gérer la RSE par l'habilitation des parties prenantes: Vers une nouvelle théorisation

Philip L. Cochran, Indiana University
Melissa S. Baucus, Xavier University
Thomas G. Comstock, Gannon University

Les agents, les propriétaires et les parties prenantes : diversification dans les portefeuilles d’investissement et impact sur les parties prenantes de l’entreprise

Morten Huse, Norwegian School of Management
Conseils d'administration, gestion participative et représentation des sexes : arguments sociaux et d’affaires en Norvège


Session VII : Doctoral session / Session des doctorants

Catherine Benoît

Kaïs Bouslah

Jérôme Guy

Chantal Hervieux

Les résumés-synthèses de l’atelier

Photos de l’Atelier international de Montréal sur la RSE 2006 (À venir)

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