Jean-Pierre Revéret est titulaire d‘une maîtrise en Economie du Développement International et d’un Doctorat en Economie de l’Université de Clermont 1 (France) ainsi que d’un DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) en Ecologie Appliquée de la Faculté des Sciences de l’Université d’Orléans (France). Il est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1979. Tout d’abord au département des sciences biologiques : il a été le premier Directeur de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’UQAM.
En 1992 et 1993, il a été le premier directeur en poste du Département de Gestion de l’Environnement de l’Université Internationale de Langue Française pour le Développement Africain (Université Senghor) à Alexandrie (Égypte). De 1993 à 1995 il a été Vice-Directeur de l’Académie Internationale de l’Environnement à Genève. A son retour au Québec, il a été professeur libéré à l’ISE. Il est maintenant professeur au département de Stratégie, Responsabilité sociale et environnementale de l’École de Gestion de l’UQAM. Durant ces années, il a eu trois mandats de directeur du programme de maîtrise en Sciences de l’environnement. En 1980 il a créé, conjointement avec son collègue Jacques Peltier du département d’économie, le cours ECO 1470 Écologie, Économie et environnement, un cours pionnier dans les approches interdisciplinaires appliquées à l’environnement. Le champ d’expertise de Jean-Pierre Revéret inclut la gestion et l’économie des ressources naturelles et de l’environnement, avec un accent particulier sur la biodiversité; les théories et la mise en oeuvre du développement durable ; les études d’impact environnemental, les évaluations stratégiques et la dimension sociale de l’analyse de cycle de vie. Jean-Pierre Revéret a agi comme expert en analyse et en formation dans le domaine du Développement durable et de la gestion des ressources naturelles auprès de l’IEPF, de la Banque Mondiale, de l’ACDI, du CRDI et du Bureau canadien de la Biodiversité (Environnement Canada).
Il a publié de nombreux articles, deux livres et plusieurs chapitres de livres dans ce domaine. Il est membre du CIRAIG et professeur associé à la Chaire de responsabilité sociale et développement durable de l’UQAM. Dans les années 80 sa recherche portait sur les aspects bioéconomiques des pêches avec des projets sur l’analyse des impacts de scénarios de mise en oeuvre de quotas individuels transférables dans une série de pêcheries gaspésiennes (morue, crabe et homard). Dans la foulée de ses activités en Afrique (années à l’université Senghor et à l’Académie internationale de l’environnement de Genève) il s’est intéressé à l’interface environnement- développement dans les PED et aux évaluations d’impact en particulier. Dans ce contexte, il a coordonné le volet socioéconomique d’une importante étude d’impact à Madagascar dans laquelle il a, de plus, encadré plusieurs étudiants québécois et malgaches.
Il dirige actuellement une étude pour Agriculture Canada sur la valeur économique des écosystèmes en milieu rural ainsi que la variation de cette valeur liée aux modifications des pratiques agricoles. Il a aussi coordonné récemment la production d’un document d’orientation en matière de valeur économique des habitats fauniques pour le Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec. Dans ce domaine, il siège à titre d’expert externe sur un groupe de travail français qui travaille sur la valeur économique de la biodiversité et est membre du conseil scientifique de l’Institut français de la biodiversité. Par ailleurs, au sein du CIRAIG, et du laboratoire d’analyse sociale du cycle de vie, qu’il dirige, sa recherche porte sur le développement méthodologique de cet outil et certaines de ses applications, comme les pratiques d’achat responsables.
Note: Cet article a fait l'objet d'une première publication dans le Bulletin Oeconomia Humana du mois de novembre 2008