Bulletin Oeconomia Humana
Hiver 2013, volume 11, numéro 1
10 ans déjà...
Par Alice Friser, doctorante en administration, ESG UQAM
Cette année, voilà 10 ans que la Chaire a été créée. 10 ans qu’y sont menées des recherches sur les thèmes de la responsabilité sociale, du développement durable, de la consommation responsable et des mouvements sociaux. 10 ans aussi qu’y sont organisés des projections documentaires, des lancements, des séminaires, des ateliers, des colloques et des formations. 10 ans pendant lesquels se sont croisés des chercheurs et des praticiens passionnés du monde entier. 10 ans surtout que la Chaire forme des étudiants à la maîtrise et au doctorat en sociologie, en gestion, en sciences de l’environnement, en droit, et que des professeurs chevronnés y développent leur amour pour la recherche et l’enseignement. 10 ans, ça passe vite.
Quand Corinne m’a fait visiter pour la première fois les bureaux de la Chaire en septembre 2005, je ne m’attendais pas exactement à faire la même chose quelques années plus tard pour de nouveaux étudiants. Je ne m’attendais tout simplement pas à y poursuivre mes études une fois ma maîtrise terminée. Et je ne m’attendais certainement pas à devenir l’une des « doyennes » des étudiants de la Chaire… Mais j’ai été mordue.
La Chaire, c’est un environnement plus que stimulant. C’est du travail oui. Énormément de travail. Tous les étudiants à avoir participé à au moins un séminaire scientifique ou à avoir collaboré à une recherche à la chaire vous le diront. Mais ces étudiants vous diront aussi qu’ils y ont trouvé des ressources intellectuelles sans faille, parfois des occasions de participer à des recherches originales, qu’ils y ont vaincu leur timidité, qu’ils y ont développé leur sens critique et un esprit de synthèse, qu’ils y ont appris à travailler à la fois seuls et en équipe ou encore qu’ils y ont développé des amitiés solides.
On ne sait pas à quoi ressemblera la Chaire dans les dix prochaines années, mais à mon avis, tant qu’elle permettra à des étudiants de cultiver de telles compétences, elle contribuera à non seulement à former des personnes capables de mettre en pratique les concepts de RSE et DD dans leurs activités professionnelles et personnelles, mais aussi des personnes prêtes à faire face à tous les défis. Pour cela, même si l’on peut aujourd’hui féliciter la Chaire pour le nombre important des publications de son équipe, pour l’originalité et la pertinence de ses travaux de recherche et pour les prix reçus par ses collaborateurs, je crois qu’il faudrait lui accorder des éloges supplémentaires.
Entrons à présent dans le vif du sujet, le contenu de la présente édition du bulletin. Ce premier numéro de l’année 2013 regroupe des articles et des comptes rendus rédigés pour la plupart par des nouveaux collaborateurs de la Chaire. Nous vous proposons tout d’abord une réflexion de Raphael Gagné Colombo sur les modèles de caractérisation des parties prenantes les plus connus. Puis, en lien direct avec le projet de recherche « Les scénarios d’organisation socio-politique et économique des sociétés post-écologiques: analyse des propositions issues de la science-fiction » que nous menons à la chaire depuis près de trois ans, nous vous suggérons un article de Domenico Gallo and Valerio Evangelisti intitulé : «Italian science-fiction from 1952 to today». Ensuite, nous vous offrons trois comptes rendus : les deux premiers, rédigés par Philippe Angers et Luce Beaulieu, tous deux candidats à la maîtrise, relatent les points phares soulevés le 5 décembre dernier lors de la Conférence des Affaires sur l’acceptabilité sociale. Enfin, avec Hélène Olland, coordonnatrice de l’ECPAR, nous reviendrons sur le lancement de l’édition québécoise 2012 du baromètre de l’approvisionnement responsable. D’ici l’évènement de reconnaissance des 10 ans de la chaire le 6 février prochain, bonne lecture!