Bulletin Oeconomia Humana

Septembre 2010, volume 8, numéro 7


La convention de Stockholm

Par Cherryl André de la Porte, chercheure affiliée à la CRSDD. Cherryl travaille aujourd’hui au Secrétariat de la Convention de Stockholm du Programme des Nations Unies pour l’environnement, basé à Genève en Suisse.



Depuis 2001, la Convention de Stockholm œuvre à faire disparaître ou limiter la production et l’usage de certains produits chimiques, appelés polluants organiques persistants. Ceux-ci partagent quatre caractéristiques :

• ils sont particulièrement toxiques (pour les organismes aquatiques, mais aussi les hommes, situés en fin de chaîne alimentaire) : certains sont cancérigènes, perturbateurs des systèmes immunitaire, endocrinien, de reproduction ;
• ils s’évaporent et se déplacent facilement via l’air ou l’eau, se retrouvant dans des zones très éloignées de leurs centres de production ou d’utilisation (par exemple dans les pôles et les zones montagneuses) ;
• ils persistent pendant de très longues périodes (années ou décennies) ;
• ils s’accumulent dans les tissus graisseux ou dans des organes.

Au mois de septembre 2010, on comptait 21 de ces polluants inscrits à la Convention. Certains sont des pesticides (le plus connu étant le DDT, dont l’usage est strictement limité au contrôle de la malaria, en accord avec les règles de l’OMS), d’autres des produits chimiques industriels (certains polybromodiphényléthers utilisés comme additifs dans les retardateurs de flammes), d’autre encore des sous-produits involontaires de processus industriels (les dioxines par exemple).

Au sein du Secrétariat de la Convention de Stockholm, qui compte une équipe de 30 personnes, Cherryl est principalement en charge de la gestion de l’information (coordination et mise à jour des publications, dynamisation et suivi du contenu du site web, mise en place d’une base de données pour les projets de la Convention). Par ailleurs, au sein de l’Unité d’assistance technique, elle participe aussi aux préparatifs de la réunion annuelle du Comité d’étude des polluants organiques persistants qui aura lieu en octobre 2010. Celle-ci réunit des experts en gestion ou en évaluation chimique, nominés par les pays membres de la Convention. Ils débattent pendant une semaine afin de décider (ou non) de proposer de nouvelles substances chimiques à la Conférence des Parties suivante pour leur insertion dans la liste des polluants organiques persistants (la Conférence des Parties regroupe les représentants politiques des pays membres de la Convention et est l’organe décisionnel de la Convention).

Pour plus d’information sur la Convention de Stockholm, voir www.pops.int. Il est notamment possible de télécharger nos toutes récentes publications présentant le travail de la Convention ainsi que les 9 nouvelles substances chimiques récemment ajoutées (section Convention/Media/Publications), ainsi que notre lettre d’information mensuelle (/Newsletters).