Bulletin Oeconomia Humana
Automne 2012, volume 10, numéro 6
Regard sur l'exposition Humanidade
Par Johanna-Maud Egoroff, candidate à la maîtrise en sciences de l'environnement
Il fallait la mériter la grandiose Humanidade, superbe exposition qui s’est tenue du 11 au 22 juin 2012 au Fort de Copacabana à Rio de Janeiro. C’est après pas moins de quatre heures d’attente, que le public pouvait pénétrer le fort et visiter la dizaine de salles thématiques qui exploraient les liens tissés entre l’humain, ses actions, et son environnement. Le tout de manière très pédagogique, contemporaine et artistique. L’exposition de la designer brésilienne Bia Lessa, nous transportait dans les tréfonds des activités humaines, dans ses bassesses, dans ses beautés, avec une touche artistique, poétique et magique tout à fait remarquable. Une salle, par exemple, nous proposait de rentrer à l’intérieur d’un cyclone, afin de mesurer la force de la nature; une autre, présentait les éléments souhaitables à la transformation de nos villes en villes plus durables.
Il est dommage cependant, qu’une exposition d’une telle ampleur, très pertinente en ce qui concerne l’accès démocratique à des questions ayant attrait aux enjeux du développement ou aux conséquences sur l'environnement des activités humaines et de l’exploitation des ressources naturelles, et, de plus, extrêmement énergivore, n’a duré que quelques jours. Mais, à ce propos, le site internet de l’événement nous apprend que tous les matériaux de la structure et des différentes salles seront réutilisés, afin qu’il soit un modèle de développement durable. Humaninade était tout de même magnifique, belle parenthèse accessible à toutes et à tous, petits et grands, loin des milieux fermés et clos de la conférence des Nations-Unis sur le développement durable Rio+20 qui se tenait au même moment.




Crédit-photo : Alice Friser et Johanna Maud Egoroff, collaboratrices de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable